Marie-Antoinette : ou l'insouciance assassinée

Bernard Giovanangeli Éditeur

$4.00 
Jean-Marc Simon / Poche

***Couverture légèrement abîmée

Dernière grande figure féminine de la monarchie française, Marie-Antoinette conserve une image bicéphale entre l'innocente bergère de Trianon et l'Architigresse d'Autriche trahissant la France pour les Habsbourg. Tandis que certains se laissent prendre au charme de cette reine du rococo qui fut la mode, d'autres ne voient en elle qu'une Madame Déficit au temps où la grande affaire du royaume était la dette publique. Épouse d'un mari faible, elle voulut combler de bienfaits la petite société faisandée de ses courtisans. Pire, elle prétendit se mêler des affaires de l'État pour obliger ses entours, le beau Fersen et plus encore ses parents de Vienne. Bouc émissaire d'un système social et fiscal à bout de souffle, cette naïve fut victime de son insouciance et de cette médisance qui, une fois mise au monde, s'emballe d'elle-même en fantasmes immondes. Attiré par le mystère des Janus féminins (il vient de publier une biographie de Jackie Kennedy), Jean-Marc Simon tente ici un portrait balancé d'un coeur trop tendre et généreux, d'abord assassiné par l'ordure et la haine, puis immolé en victime expiatoire sur l'autel d'une République en danger.